[Epreuves publiques] CHLOE MAUGER, MASTER DE VIOLON

[Epreuves publiques] CHLOE MAUGER, MASTER DE VIOLON

CNSMD DE LYON - salle Varèse (LYON)

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GRATUIT SUR RESERVATION | DUREE 1H

  • Eugène Ysaye : Poème élégiaque pour violon et piano
  • Arnold Schoenberg : Fantaisie op.47 pour violon et piano
  • Bill Evans : Interplay
  • Maurice Ravel : Tzigane, pour violon et piano

Accompagnement par Julie Haismann, piano
Avec la participation de Adriel Calvelo (guitare), Colin Chéritel (batterie), Benoit Meyer (contrebasse)


Chloé Mauger

Chloé Mauger débute le violon à l’âge de 6 ans après le visionnage de Fantasia de Disney, et poursuit ses études à Montreuil, Paris, au CRR de Rueil Malmaison, puis au CNSMD de Lyon. En parallèle de ses études fructueuses, comprenant musique de chambre, orchestres de jeunes, puis de moins jeunes, elle s’intéresse au jazz, qu’elle entend au piano et à la guitare depuis son plus jeune âge par les bossa nova et standards que jouent ses parents, et décide de poursuivre un cursus de jazz au CRR de Lyon. Elle sera à Paris l’année prochaine en tant que violoniste à l’académie de l’Opéra de Paris.

La première pièce, le poème élégiaque est composé par Eugène Ysaye entre 1893 et 1896, et s’inspire de la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare. Dédicacé à Gabriel Fauré, on peut percevoir son influence dans le style très romantique voir impressionniste, et un lyrisme dominant la pièce. Cependant Ysaye fait entendre dans cette œuvre son désir de lier musique et la virtuosité, les parties de violon et piano sont très fournies, la forme du poème lui donne une grande liberté d’écriture pour exprimer une foule de caractères et d’atmosphères, avec le scordatura au violon qui donne un timbre particulier, plus gave et chaud à cette dernière corde.
La fantaisie de Schoenberg quant à elle est composée à la fin de sa vie en 1949, comme une pièce “pour violon solo accompagné par le piano”. Le rôle solistique du violon est clairement défini, le compositeur écrit d’abord la partie de violon avant de finir celle de piano la semaine d’après. La fantaisie lui donne également une grande liberté dans la forme, on peut noter l’expression spontanée, très lyrique et virtuose du violon avec l’exploration des modes de jeux (harmoniques, pizzicato, doubles cordes dans des registres extrêmes), tout cela dans un dodécaphonisme ambiant. On trouve dans cette pièce une inspiration de la tradition classique viennoise, avec ce côté dansant de la valse.
Cette exploration des modes de jeux, et cette inspiration d’une musique plus traditionnelle, nous la retrouvons dans le Tzigane de Ravel, composé en 1924 pour violon et piano puis arrangé plus tard pour violon et orchestre. La grande cadence de violon est écrite comme une improvisation, très libre, c’est une rhapsodie écrite avec une inspiration pour les musiques traditionnelles hongroises, et que l’on va sentir dans les modes de jeux, les glissades et mordants.
Ces trois pièces, écrites à des époques peu éloignées, exploitent avec des styles propres à chaque compositeur une manière d’exploiter la virtuosité et le lyrisme du violon dans une pièce.

Numéro de licence : PLATESV-R-2022-001845 / PLATESV-R-2022-001846 / PLATESV-R-2022-001847 / PLATESV-R-2022-001849 / PLATESV-R-2022-001850